mercredi 17 septembre 2008

Viva Argentina !

Reprenons ou nous en etions... Ah oui, il y a 2j on devait visiter les mines.

Donc on se pointe a 14h et en attendant on matte le journal avec vincent et la on tombe sur une des unes : accident sur le trajet Potosi-La Paz 4 morts. L'inverse de celui que l'on a fait la veille.
Ce qui me fait penser que j'ai oublie une anecdote croustillante sur ce trajet et sur l'aberration des transports boliviens...
Il se trouve que durant ce trajet on s'est arrete en plein milieu d'un village paume et tout le monde est descendu et les uns ont urine sur le mur le plus proche et il y a meme une petite vieille qui est restee agenouillee pres d'un poteau telephonique pendant bien 15mn. Juste a qqes metres de nous. C'etait enorme, d'ailleurs c'etait ma voisine de droite (pas directement heureusement). J'ose esperer qu'il changent de bled a chaque fois...

Revenons plutot a la visite de la mine : on retrouve un guide qui parle francais et qui est avocat... Mais dans ce pays "il y a plus d'avocats que de problemes", donc le mec gagne mieux sa vie en etant guide...

On debute par la visite obligatoire du marche des mineurs ; he oui c'est une visite "sociale", on est oblige d'acheter quelques trucs qu'on va ensuite donner aux mineurs. On peut donc acheter des cigarettes, des pack avec feuille de coca et alcool a 96 (c'est fort), de la dynamite qui ressemble a du wasabi, et meme la meche et le declencheur... J'aurais bien ramene de la dynamite (parce qu'en tant que touriste on peut l'acheter sans probleme), mais je n'ai pas vraiment cru le guide qui m'a dit de bien le cacher dans le sac et que ca passait... Je me vois mal expliquer la situation si je me fais choper...

Ensuite on a ete s'habiller avec bottes, pantalon, casque et apres s'etre bien fait mater dans la rue on est partis pour la mine.











Les mines de Potosi, c'est un peu a l'image bolivienne : un immense bordel. 36 cooperatives qui creusent 36 etages distants de 30m mais bon parfois on creuse en vertical donc on tombe chez le voisin... Et puis on a du mal a comprendre comment ils gerent avec la dynamite.
Donc on arrive, on voit quelques gars qui travaillent au marteau et pieux... Alors qu'il y a la tuyauterie pour faire marcher le marteau piqueur... On sait pas trop si on nous prend pas un peu pour des cons. Sinon c'est marrant de se deplacer dans les dedales, de grimper, marcher sur des planches pourries au dessus des trous.

"Si, si c'est solide c'est de l'eucalyptus..." Ah ouais...

Et puis en poursuivant dans le conduit, on tombe sur un petit musee (!). L'histoire de la decouverte de la mine de Potosi, l'explotation a mort des indiens et noirs par les espagnols. Et comment les espagnols ont fait bosser les types ? Et bien il leur ont invente un dieu... Rien que ca.

Voici la divinite en question. La definition du grotesque...

Et donc toutes les semaines, les mineurs iraient le voir pour faire un petit rite ; qu'on a fait avec le guide bien sur...
Donc on commence par lui faire fumer une clope, s'il est content elle ne s'eteint pas. Ensuite on verse un peu d'alcool a 96 sur sa tete, sur son zizi enorme (= metaphore de la production), et sur la terre et on boit le reste parce qu'on est pas des PD nous les mineurs (dixit le guide). Et puis on verse quelques feuilles de coca partout.

Vincent essaie de favoriser (sa) productivite...

Maintenant faut boire...
Ensuite faut rester digne...

On a pu retrouver la sortie sans encombres.

















Bon, ben on retiendra que le truc a 96 degre est vraiment degeulasse, pour le reste le symbolisme phallique nous a un peu emu...

Sinon on a vu 3 mineurs qui ont ete assez presses d'avoir leur presents. Quelle est la part du vrai ou du folklore ?
Vincent a demande pourquoi ils ne font pas une mine a ciel ouvert : la montagne etait la avant et il faut la respecter... Ouais, nous on prend les paris ; un jour tout s'ecroulera avec ces galleries dans tous les sens.

Le soir on a fait quelques achats puis decollage pour Villazon a la frontiere bolivienne. On devra ensuite rejoindre un certain freddy pour la frontiere argentine-salta.

Depart 20h30, et la ce fut le pire trajet en car de notre vie. Deja compter 1h avant de remplir le bus, le rabatteur gueulait dehors et des gens montaient pour chanter des chansons, vendre des journaux et des boissons sans arret...
Un bus tout bolivien : fenetres cassees et donc air froid toute la nuit. Bien sur tous les locaux avaient leur couverture. Nous on avait pas prevu. Et puis impossible de dormir avec ce froid, surtout qu'apres une heure de route c'est toute une nuit de conduite sur piste qui nous attendait. On s'est quand meme arretes vers 2h pour prendre un type au milieu de nulle part qui a fini par s'asseoir au milieu dans l'allee...
On a tellement eu froid qu'on a ouvert nos sacs avec les tissus qu'on avait achetes comme cadeaux et on s'est recouverts avec.

On est arrives a 6h a villazon et notre car pour salta etait prevu a 9h. Le type qu'on devait retrouver avait son echope fermee.

Vicent s'endort en attendant l'ouverture : le pompon qui depasse, c'est juste le bonnet peruvien sous la capuche. La classe... Et il tient le charengo en plus.

Et quand ca s'est ouvert, on s'est retrouve face a un probleme : on aurait du frapper a sa porte parce que le temps de passer la frontiere on ne pouvait pu avoir notre bus... Heureusement ce type etait vraiment bien et apres nous avoir offert un chocolat chaud, il nous a pris un car pour 11h et nous a amene a la frontiere. On ne l'oubliera pas ce bolivien.

On passe la frontiere et la c'est un autre monde. Cars confortables, securisants, cama et vision panoramique : un vrai plaisir de voir defiler la route. Routes propres et goudronnees, pas dix personnes qui gueulent dans le car pour nous vendre des conneries ; ouais on est bien en argentine et la difference et enorme.

On s'est fait tres vite a notre retour a la civilisation. Salta c'est une superbe ville avec une belle place centrale et plein de vie. On a trouve l'hotel dans le routard : dortoir a 8 (...). Et puis on s'est organises.












Le soir on a bu un verre avec des colocs dans le bar au dessus de nos chambres et puis et ca s'est eternise jusqu'a 4h du mat dans un autre bar dedie a Barney des Simpsons.

Le bar tres intimiste qu'il y a sur la terrasse de notre hôtel, la un anglais a la limite de la cirrhose nous a parle pendant des heures. On a aussi eu droit au concert prive d'une irlandaise jouant de la guitare.

Aujourd'hui on a suivi le celebre train des nubes : qui relie argentine et chili et passe sur des ponts a 4300m. C'est surtout touristique et un peu pour le commerce. On l'a fait en voiture parce qu'il n'y avait plus de place et surtout en fait c'est tres cher.


Ou il est ce putain de train, ca caille...















Ah ! Une voiture nous previent de l'arrivee du train pour ne pas que l'on reste sur la voie.
La les gens a l'interieur se sont mis a nous faire des signes auxquels repondaient des gens de mon cote.
Emouvant un tel mimetisme !


















C'est un ingenieur forme par Eiffel qui aurait cree les ponts


On n'est tombe sur un guide super (Gabriel) avec qui on a pas mal discute.
On a d'ailleurs appris, lors d'un repas dans un resto 100% tenu par des gays, qu'ici 70% des femmes avaient la poitrine refaite...
Et dans la petite bourgade ou l'on a mange il y a 6 ecoles (!!!) dont 2 pour accueillir les enfants retardes... Une histoire de consanguinite il parait... Comme dans le nord ?
C'etait aussi un passionne de musique qui nous a bien detendu pendant le trajet avec son ipod.

On aura pas le temps de faire la visite de la boucle des valles calchiquies mais on a peur de revoir un peu les memes paysages qu'a san pedro et puis Vincent veut faire du rafting.

Donc demain raft. Je ne pense pas que je prendrai l'appareil.
Puis on prend un avion a 19h30 pour rejoindre directement Buenos Aires. On gagne un peu de temps et de repos en evitant le car.

Il nous restera un jour et demi la bas puis on prend l'avion vers 21h et back to home dimanche a 17h.

Mais ce soir : repas avec piece de viande de gros calibre.

Aucun commentaire: