Bon, voila on y est.
DEpuis la deniere fois, on a effectivement mange nos pieces de boeuf enormes et d'ailleurs tres tendre si ce n'est fondante.
Le lendemain on a fait le raft, Vincent a bien aime mais c'est toujours un peu rapide. Et puis on est rentre dans un 4x4 bien tape cul. On a d'ailleurs creve mais les mecs ont pris des cours de changement de pneus a magnicourt...
On a pas eu le temps de prendre une douche et on s'est envole pour Buenos Aires.
Arrivee vers 22h et pas moins de 10 hôtels plus tard on a pu trouver un lit !!!
On ne savait pas que c'etait aussi difficile de se loger ici...
Au jourd'hui on s'est leve un peu tard et on s'est ballades. Buenos Aires est une grande ville tres moderne avec des avenues tres larges pour la circulation. Pres de l'hôtel, on a une 2x7 voies avec 2 voies annexes de chaque cote. Assez perilleux a traverser. Sinon beaucoup de batiments qui rappellent Paris finalement.
Ce soir on a fait une petite sieste, on est un fatigues et puis on ne sait pas vraiment par quoi commencer. C'est un peu vaste pour arriver sans rien prevoir. En tout cas on peut manger a toute heure et ce qu'on sait faire de mieux.
DEmain on doit liberer la chambre a 10h, ce qui nous laisse encore une bonne journee puisque l'avion est a 21h puis on rentre en France.
Le retour va etre un peu difficile apres un mois sans contraintes, a n'ecouter que nos envies et avec un toujours un peu d'imprevu dans l'organisation...
Je pne ense pas pouvoir uploader de photos ; c'est bride dans l'hôtel.
A bientôt.
vendredi 19 septembre 2008
mercredi 17 septembre 2008
Viva Argentina !
Reprenons ou nous en etions... Ah oui, il y a 2j on devait visiter les mines.
Donc on se pointe a 14h et en attendant on matte le journal avec vincent et la on tombe sur une des unes : accident sur le trajet Potosi-La Paz 4 morts. L'inverse de celui que l'on a fait la veille.
Ce qui me fait penser que j'ai oublie une anecdote croustillante sur ce trajet et sur l'aberration des transports boliviens...
Il se trouve que durant ce trajet on s'est arrete en plein milieu d'un village paume et tout le monde est descendu et les uns ont urine sur le mur le plus proche et il y a meme une petite vieille qui est restee agenouillee pres d'un poteau telephonique pendant bien 15mn. Juste a qqes metres de nous. C'etait enorme, d'ailleurs c'etait ma voisine de droite (pas directement heureusement). J'ose esperer qu'il changent de bled a chaque fois...
Revenons plutot a la visite de la mine : on retrouve un guide qui parle francais et qui est avocat... Mais dans ce pays "il y a plus d'avocats que de problemes", donc le mec gagne mieux sa vie en etant guide...
On debute par la visite obligatoire du marche des mineurs ; he oui c'est une visite "sociale", on est oblige d'acheter quelques trucs qu'on va ensuite donner aux mineurs. On peut donc acheter des cigarettes, des pack avec feuille de coca et alcool a 96 (c'est fort), de la dynamite qui ressemble a du wasabi, et meme la meche et le declencheur... J'aurais bien ramene de la dynamite (parce qu'en tant que touriste on peut l'acheter sans probleme), mais je n'ai pas vraiment cru le guide qui m'a dit de bien le cacher dans le sac et que ca passait... Je me vois mal expliquer la situation si je me fais choper...
Ensuite on a ete s'habiller avec bottes, pantalon, casque et apres s'etre bien fait mater dans la rue on est partis pour la mine.
Les mines de Potosi, c'est un peu a l'image bolivienne : un immense bordel. 36 cooperatives qui creusent 36 etages distants de 30m mais bon parfois on creuse en vertical donc on tombe chez le voisin... Et puis on a du mal a comprendre comment ils gerent avec la dynamite.
Donc on arrive, on voit quelques gars qui travaillent au marteau et pieux... Alors qu'il y a la tuyauterie pour faire marcher le marteau piqueur... On sait pas trop si on nous prend pas un peu pour des cons. Sinon c'est marrant de se deplacer dans les dedales, de grimper, marcher sur des planches pourries au dessus des trous.
"Si, si c'est solide c'est de l'eucalyptus..." Ah ouais...


Et donc toutes les semaines, les mineurs iraient le voir pour faire un petit rite ; qu'on a fait avec le guide bien sur...
Donc on commence par lui faire fumer une clope, s'il est content elle ne s'eteint pas. Ensuite on verse un peu d'alcool a 96 sur sa tete, sur son zizi enorme (= metaphore de la production), et sur la terre et on boit le reste parce qu'on est pas des PD nous les mineurs (dixit le guide). Et puis on verse quelques feuilles de coca partout.
Vincent essaie de favoriser (sa) productivite...
Maintenant faut boire...
Ensuite faut rester digne...


On a pu retrouver la sortie sans encombres.
Bon, ben on retiendra que le truc a 96 degre est vraiment degeulasse, pour le reste le symbolisme phallique nous a un peu emu...
Sinon on a vu 3 mineurs qui ont ete assez presses d'avoir leur presents. Quelle est la part du vrai ou du folklore ?
Vincent a demande pourquoi ils ne font pas une mine a ciel ouvert : la montagne etait la avant et il faut la respecter... Ouais, nous on prend les paris ; un jour tout s'ecroulera avec ces galleries dans tous les sens.
Le soir on a fait quelques achats puis decollage pour Villazon a la frontiere bolivienne. On devra ensuite rejoindre un certain freddy pour la frontiere argentine-salta.
Depart 20h30, et la ce fut le pire trajet en car de notre vie. Deja compter 1h avant de remplir le bus, le rabatteur gueulait dehors et des gens montaient pour chanter des chansons, vendre des journaux et des boissons sans arret...
Un bus tout bolivien : fenetres cassees et donc air froid toute la nuit. Bien sur tous les locaux avaient leur couverture. Nous on avait pas prevu. Et puis impossible de dormir avec ce froid, surtout qu'apres une heure de route c'est toute une nuit de conduite sur piste qui nous attendait. On s'est quand meme arretes vers 2h pour prendre un type au milieu de nulle part qui a fini par s'asseoir au milieu dans l'allee...
On a tellement eu froid qu'on a ouvert nos sacs avec les tissus qu'on avait achetes comme cadeaux et on s'est recouverts avec.
On est arrives a 6h a villazon et notre car pour salta etait prevu a 9h. Le type qu'on devait retrouver avait son echope fermee.
Vicent s'endort en attendant l'ouverture : le pompon qui depasse, c'est juste le bonnet peruvien sous la capuche. La classe... Et il tient le charengo en plus.
Et quand ca s'est ouvert, on s'est retrouve face a un probleme : on aurait du frapper a sa porte parce que le temps de passer la frontiere on ne pouvait pu avoir notre bus... Heureusement ce type etait vraiment bien et apres nous avoir offert un chocolat chaud, il nous a pris un car pour 11h et nous a amene a la frontiere. On ne l'oubliera pas ce bolivien.
On passe la frontiere et la c'est un autre monde. Cars confortables, securisants, cama et vision panoramique : un vrai plaisir de voir defiler la route. Routes propres et goudronnees, pas dix personnes qui gueulent dans le car pour nous vendre des conneries ; ouais on est bien en argentine et la difference et enorme.
On s'est fait tres vite a notre retour a la civilisation. Salta c'est une superbe ville avec une belle place centrale et plein de vie. On a trouve l'hotel dans le routard : dortoir a 8 (...). Et puis on s'est organises.
Le soir on a bu un verre avec des colocs dans le bar au dessus de nos chambres et puis et ca s'est eternise jusqu'a 4h du mat dans un autre bar dedie a Barney des Simpsons.
Le bar tres intimiste qu'il y a sur la terrasse de notre hôtel, la un anglais a la limite de la cirrhose nous a parle pendant des heures. On a aussi eu droit au concert prive d'une irlandaise jouant de la guitare.

Aujourd'hui on a suivi le celebre train des nubes : qui relie argentine et chili et passe sur des ponts a 4300m. C'est surtout touristique et un peu pour le commerce. On l'a fait en voiture parce qu'il n'y avait plus de place et surtout en fait c'est tres cher.
Ou il est ce putain de train, ca caille...
Ah ! Une voiture nous previent de l'arrivee du train pour ne pas que l'on reste sur la voie.
La les gens a l'interieur se sont mis a nous faire des signes auxquels repondaient des gens de mon cote.
Emouvant un tel mimetisme !
C'est un ingenieur forme par Eiffel qui aurait cree les ponts

On n'est tombe sur un guide super (Gabriel) avec qui on a pas mal discute.
On a d'ailleurs appris, lors d'un repas dans un resto 100% tenu par des gays, qu'ici 70% des femmes avaient la poitrine refaite...
Et dans la petite bourgade ou l'on a mange il y a 6 ecoles (!!!) dont 2 pour accueillir les enfants retardes... Une histoire de consanguinite il parait... Comme dans le nord ?
C'etait aussi un passionne de musique qui nous a bien detendu pendant le trajet avec son ipod.
On aura pas le temps de faire la visite de la boucle des valles calchiquies mais on a peur de revoir un peu les memes paysages qu'a san pedro et puis Vincent veut faire du rafting.
Donc demain raft. Je ne pense pas que je prendrai l'appareil.
Puis on prend un avion a 19h30 pour rejoindre directement Buenos Aires. On gagne un peu de temps et de repos en evitant le car.
Il nous restera un jour et demi la bas puis on prend l'avion vers 21h et back to home dimanche a 17h.
Mais ce soir : repas avec piece de viande de gros calibre.
Ce qui me fait penser que j'ai oublie une anecdote croustillante sur ce trajet et sur l'aberration des transports boliviens...
Il se trouve que durant ce trajet on s'est arrete en plein milieu d'un village paume et tout le monde est descendu et les uns ont urine sur le mur le plus proche et il y a meme une petite vieille qui est restee agenouillee pres d'un poteau telephonique pendant bien 15mn. Juste a qqes metres de nous. C'etait enorme, d'ailleurs c'etait ma voisine de droite (pas directement heureusement). J'ose esperer qu'il changent de bled a chaque fois...
Revenons plutot a la visite de la mine : on retrouve un guide qui parle francais et qui est avocat... Mais dans ce pays "il y a plus d'avocats que de problemes", donc le mec gagne mieux sa vie en etant guide...
Les mines de Potosi, c'est un peu a l'image bolivienne : un immense bordel. 36 cooperatives qui creusent 36 etages distants de 30m mais bon parfois on creuse en vertical donc on tombe chez le voisin... Et puis on a du mal a comprendre comment ils gerent avec la dynamite.
Donc on arrive, on voit quelques gars qui travaillent au marteau et pieux... Alors qu'il y a la tuyauterie pour faire marcher le marteau piqueur... On sait pas trop si on nous prend pas un peu pour des cons. Sinon c'est marrant de se deplacer dans les dedales, de grimper, marcher sur des planches pourries au dessus des trous.
"Si, si c'est solide c'est de l'eucalyptus..." Ah ouais...
Et puis en poursuivant dans le conduit, on tombe sur un petit musee (!). L'histoire de la decouverte de la mine de Potosi, l'explotation a mort des indiens et noirs par les espagnols. Et comment les espagnols ont fait bosser les types ? Et bien il leur ont invente un dieu... Rien que ca.
Voici la divinite en question. La definition du grotesque...
Voici la divinite en question. La definition du grotesque...
Et donc toutes les semaines, les mineurs iraient le voir pour faire un petit rite ; qu'on a fait avec le guide bien sur...
Donc on commence par lui faire fumer une clope, s'il est content elle ne s'eteint pas. Ensuite on verse un peu d'alcool a 96 sur sa tete, sur son zizi enorme (= metaphore de la production), et sur la terre et on boit le reste parce qu'on est pas des PD nous les mineurs (dixit le guide). Et puis on verse quelques feuilles de coca partout.
Vincent essaie de favoriser (sa) productivite...
Bon, ben on retiendra que le truc a 96 degre est vraiment degeulasse, pour le reste le symbolisme phallique nous a un peu emu...
Sinon on a vu 3 mineurs qui ont ete assez presses d'avoir leur presents. Quelle est la part du vrai ou du folklore ?
Vincent a demande pourquoi ils ne font pas une mine a ciel ouvert : la montagne etait la avant et il faut la respecter... Ouais, nous on prend les paris ; un jour tout s'ecroulera avec ces galleries dans tous les sens.
Le soir on a fait quelques achats puis decollage pour Villazon a la frontiere bolivienne. On devra ensuite rejoindre un certain freddy pour la frontiere argentine-salta.
Depart 20h30, et la ce fut le pire trajet en car de notre vie. Deja compter 1h avant de remplir le bus, le rabatteur gueulait dehors et des gens montaient pour chanter des chansons, vendre des journaux et des boissons sans arret...
Un bus tout bolivien : fenetres cassees et donc air froid toute la nuit. Bien sur tous les locaux avaient leur couverture. Nous on avait pas prevu. Et puis impossible de dormir avec ce froid, surtout qu'apres une heure de route c'est toute une nuit de conduite sur piste qui nous attendait. On s'est quand meme arretes vers 2h pour prendre un type au milieu de nulle part qui a fini par s'asseoir au milieu dans l'allee...
On a tellement eu froid qu'on a ouvert nos sacs avec les tissus qu'on avait achetes comme cadeaux et on s'est recouverts avec.
On est arrives a 6h a villazon et notre car pour salta etait prevu a 9h. Le type qu'on devait retrouver avait son echope fermee.
Et quand ca s'est ouvert, on s'est retrouve face a un probleme : on aurait du frapper a sa porte parce que le temps de passer la frontiere on ne pouvait pu avoir notre bus... Heureusement ce type etait vraiment bien et apres nous avoir offert un chocolat chaud, il nous a pris un car pour 11h et nous a amene a la frontiere. On ne l'oubliera pas ce bolivien.
On passe la frontiere et la c'est un autre monde. Cars confortables, securisants, cama et vision panoramique : un vrai plaisir de voir defiler la route. Routes propres et goudronnees, pas dix personnes qui gueulent dans le car pour nous vendre des conneries ; ouais on est bien en argentine et la difference et enorme.
Le soir on a bu un verre avec des colocs dans le bar au dessus de nos chambres et puis et ca s'est eternise jusqu'a 4h du mat dans un autre bar dedie a Barney des Simpsons.
Le bar tres intimiste qu'il y a sur la terrasse de notre hôtel, la un anglais a la limite de la cirrhose nous a parle pendant des heures. On a aussi eu droit au concert prive d'une irlandaise jouant de la guitare.
Ou il est ce putain de train, ca caille...
La les gens a l'interieur se sont mis a nous faire des signes auxquels repondaient des gens de mon cote.
Emouvant un tel mimetisme !
C'est un ingenieur forme par Eiffel qui aurait cree les ponts
On n'est tombe sur un guide super (Gabriel) avec qui on a pas mal discute.
On a d'ailleurs appris, lors d'un repas dans un resto 100% tenu par des gays, qu'ici 70% des femmes avaient la poitrine refaite...
Et dans la petite bourgade ou l'on a mange il y a 6 ecoles (!!!) dont 2 pour accueillir les enfants retardes... Une histoire de consanguinite il parait... Comme dans le nord ?
C'etait aussi un passionne de musique qui nous a bien detendu pendant le trajet avec son ipod.
On aura pas le temps de faire la visite de la boucle des valles calchiquies mais on a peur de revoir un peu les memes paysages qu'a san pedro et puis Vincent veut faire du rafting.
Donc demain raft. Je ne pense pas que je prendrai l'appareil.
Puis on prend un avion a 19h30 pour rejoindre directement Buenos Aires. On gagne un peu de temps et de repos en evitant le car.
Il nous restera un jour et demi la bas puis on prend l'avion vers 21h et back to home dimanche a 17h.
Mais ce soir : repas avec piece de viande de gros calibre.
lundi 15 septembre 2008
Potosi ou l'argent coule a flot
Hier on s'est tape une bonne journee de transport pour rejoindre potosi de La Paz et comme on avait rate le direct on a dû faire le trajet en 2 temps.

La place principale avec le cerro en arriere fond.

Donc on a d'abord pris un car juste a temps pour Oruro et il a quand meme fallu qu'on s'arrete pour ratisser large et rameuter des gens ; c'est parti pour la criee dans une rue etroite avec 5 cars et le bordel qui va avec. Bref apres une bonne heure on est pret a quitter La Paz...
On arrive a Oruro, en ayant quand meme eclate l'aile droite d'un taxi mais bon personne ne s'est arrete... 2h de stand by avant d'avoir 6h de route vers Potosi. On arrive a 22h.
Aujourd'hui on a bien profite de la ville ce matin et ca tranche avec ce qu'on a vu de la Bolivie. Batiments coloniaux biens entretenus, toits en tuiles, rues pavees, trottoirs presque propres. Une ville ou l'on peut meme y flaner apaises sans entendre un bruit de klaxon intempestif. Des tas de gamins en costumes d'ecole, de la vie, des arbres, des magasins.
Potosi est la ville de 100000 habitants la plus haute du monde et qui a eu son age d'or entre le 16e et le 19e siecle. Quand les espagnols on decouvert les mines d'argent et qu'on a tout reinjecte en europe apres avoir reussi a faire bosser les indiens locaux pour que dalle... Classique. Il paraitrait que ca representait tellement d'argent, que ca a reellement contribue au developpement de l'europe. 


Des rues et des toitures qui rappellent un peu un village du sud de la France.Aujourd'hui les mines d'argent sont epuisees depuis longtemps et reste un peu d'etain. Du coup l'attraction locale, en dehors de la ville en elle meme qui est fort sympathique, c'est d'aller visiter ces fameuses mines. Pour nous c'est cette apres midi. Il parait qu'on doit acheter des detonnateurs ou de la poudre de dynamite pour aider les mineurs... Ca peut se ramener en avion ca ???
On a pu acheter nos billets de car pour rejoindre l'argentine. On devrait etre a salta demain vers 16h.
PS : je ne pourrais probablement pas uploader de photos de la visite de la mine.
samedi 13 septembre 2008
Souffrance dans la cordilliere
Hier, on est donc partis sur les coups de 8h30 avec nos 2 guides et chris, un anglais de Yorke, qui voyage pendant 7 mois avec l'argent de son chomage. Un mec sympa mais qui a tendance a parler vite. Et meme si l'on a fait des progres en anglais, il a souvent eu des reponses ponctuees par un "yes" simple...
Donc on doit rejoindre un premier campement pour y manger et commencer l'ascension jusqu'au camp de base. 2 taxis nous emmenent a fond sur les pistes boliviennes : je ne donne pas cher de la bagnole dans 2 ans...
On arrive a 10h du mat' et la les guides nous servent un poulet avec petit legumes. A cette heure la on avait pas vraiment les crocs et puis j'etais deja un peu barbouille.
La ils nous filent le matos : combi, moufles, guetres, godasses de ski avec les crampons et piolet. Tout ca allourdit bien nos sac qui devaient bien avoisinner les 17kg.
Donc on arrive au camp : bicoque en bois, Wc non delimites sur le perimetre : attention ou on met les pieds. Surtout que c'etait assez nuageux a notre arrivee. Le dortoir est a l'etage avec des matelas poses cote a cote.
La fine equipe pendant que je dormais a l'etage.

La nuit passe comme on peut en se couchant a 18h. Et on decolle avec le matos. On ne fait pas la meme erreur qu'hier : pas de sac et le reste dans les poches. Vincent et moi sommes encordes a 2 avec 1 des guides, chris est encorde avec l'autre guide.
Et c'est vincent qui a son tour est barbouille, et en cours de marche il decorera la neige immaculee de 2 regurgitations. Et puis n'etant vraiment pas bien, il a du rentrer avec le guide surtout qu'il restait beaucoup de distance a parcourir. Moi je me suis encorde avec chris.
Faut dire qu'on en a vraiment chie ce matin la. 6h de marche dans le noir avec la lune et nos frontales comme eclairage. Et puis apres on s'est retrouve face a un mur de 25m a monter au piolet. Pourtant la fille de l'agence nous avait bien dit qu'on aurait pas de mur a monter au piolet... Rigueur toute bolivienne quoi.
Bon on a pas ete les seuls a en chier, un mec carrement abandonne son sac a dos au milieu de nulle part, et puis quelques uns ont ete abandonne en bord de piste pour etre raccompagnes plus tard.
Et puis les cotes se sont enchainees de maniere ininterrompues, les crevasses, on a meme eu droit a une petite avalanche. Et sur la partie finale on etait deja bien rinces et on devait en plus marcher sur des bandes de glace de la largeur d'un pied avec des sacrees chutes potentielles. J'ai toujours eu un doute sur le fait qu'un encordement a 3 puisse etre efficace ; surtout avec 2 novices comme chris et moi... Bref on est arrive en haut avec beaucoup de peine.
Et puis les cotes se sont enchainees de maniere ininterrompues, les crevasses, on a meme eu droit a une petite avalanche. Et sur la partie finale on etait deja bien rinces et on devait en plus marcher sur des bandes de glace de la largeur d'un pied avec des sacrees chutes potentielles. J'ai toujours eu un doute sur le fait qu'un encordement a 3 puisse etre efficace ; surtout avec 2 novices comme chris et moi... Bref on est arrive en haut avec beaucoup de peine.
Le guide et chris reprenant leur souffle (chris surtout) ci dessous.
Nuages sur un des versants ; il parait que quand il fait beau on peut voir le lac titicaca au loin
Pour le retour, le guide m'a fait passe devant et j'avoue que mes jambes vacillaient un peu. Avec le vide autour et la pente, je n'etais pas tres a l'aise et la fatigue n'arrangeait rien. Et puis quand on est repasse sur du terrain plus facile on a trace en 2h le retour.
Apres on a du se retaper la descente sur les caillasses du premier jour et de nouveau le tacos.
On devait partir ce soir pour Potosi et voir les mines mais nos petits organismes sont bien affaiblis ; aussi on va essayer de partir demain.
Le probleme se pose pour passer la frontiere vers l'argentine : avec les manifestations contre evo morales, certaines zones peuvent rester bloquees plusieurs jours. On avait emis l'hypothese d'aller direct a Iguazu puis ensuite a buenos aires mais il n'y a pas de billets d'avion dispo sur internet...
Wait & see.
On devait partir ce soir pour Potosi et voir les mines mais nos petits organismes sont bien affaiblis ; aussi on va essayer de partir demain.
Le probleme se pose pour passer la frontiere vers l'argentine : avec les manifestations contre evo morales, certaines zones peuvent rester bloquees plusieurs jours. On avait emis l'hypothese d'aller direct a Iguazu puis ensuite a buenos aires mais il n'y a pas de billets d'avion dispo sur internet...
Wait & see.
jeudi 11 septembre 2008
LOST sur l'isla del sol
Hier matin on est donc partis en car vers copacabana... Pas le copacabana auquel toutle monde pense : plage, soleil, peaux mates et strings ficelle. Non un copacabana plus dans le ton bolivien. Bien que l'histoire raconte qu'un marin egare en bolivie aurait donne le nom a la celebre plage bresilienne. Duree du car un peu long, ce qui est marrant, c'est que pour arriver sur le bras de terre ou est situe copacabana le car prend une barge... Heureusement on ne reste pas dedans : pas tous les oeufs dans le meme panier.
On arrive sur l'île (tres touristique), on paie notre premiere popotte aux villageois locaux.
On a marche a peu pres 3h avec matteo sous le soleil puis sous le vent sans croiser personne. Les paysages etant toujours aussi envoutants.

On a eu droit a un autre peage...
Arrivee tardive a l'hôtel.

Vincent avait vu de loin un "grand complexe hôtelier"... Je vous laisse juger. Mais l'accueil etait vraiment a la hauteur. Et apres un petit repas (et des discussions en anglais avec matteo) au dodo sous de grosses couvertures.
On a pris pour cela un autre chemin moins balise et on a traverse de petits villages. On a croise les gamins qui allaient a l'ecole en courant la goutte au nez et deja probablement en retard.
Les petites garcons d'un cote



Et puis on a boucle ce tour plus vite : un peu moins de cotes dans ce sens. Vincent a bu a la fontaine censee lui apporter : succes, argent et sexappeal. Du coup il en a bu presque un litre. Et moi aussi en fait.
Et bien, malgre les recommandations du routard et des instances internationales sur le sujet, c'est plutot un petit bled tres touristique et pepere. On nous parlait de drogue, de meurtres, d'absence de la police... Bref, ici les murs sont peints, et on trouve une concentration non negligeable de francais.
On se retrouve donc sur place devant notre almuerzo et puis aussitot le repas ingere, rencontre de notre guide matteo et direction le bateau. La traversee est un peu longue (environ 1h30), avec un pilotage au pied que je n'avais jamais vu. Faut dire le lac est vraiment immense et finalement on a l'impression d'etre en mediterrannee ; on ne percoit parfois aucun relief.
Et directe grimpette ; un sentiment de pitie a ceux qui grimpent avec leurs gros sac, nous on a opte pour un petit sac leger.
On a marche a peu pres 3h avec matteo sous le soleil puis sous le vent sans croiser personne. Les paysages etant toujours aussi envoutants.
On s'est arretes au niveau de vestiges incas comme cette table a sacrifices sur laquelle les 2 gus sont assis et se demandent bien qui va passer a la casserole. 
Puis un temple inca moins en ruine que Tiwanaku (!). On a appris que titicaca signifait "la roche du puma". Le puma serait le fils du soleil qui lui meme est un dieu. Ces petits contes pour enfant nous on suivi jusqu'a notre hôtel ; de meme que ce fameux dieu qui nous chauffait etait alle se piauter.
Arrivee tardive a l'hôtel.
Lever a l'aube : on devait rejoindre la partie sud de l'île d'ou nous venions avant 12h.
Une douche qu'on esperait chaude... Ben, pour moi elle fut froide et pour vincent elle fut... Desole il n'y a plus d'eau du tout. Pourtant a cette temperature, je n'ai pas fait d'exces sur les volumes.
Les petites garcons d'un cote
Ensuite on a eu affaire au bestiaire local que voici.
Et puis on a re-bu un verre en attendant notre bateau et retour a la paz avec tout le tralala et le car.
Demain on part pour 2j pour notre ascension.
PS: Hadji on a ta kena et ton charengo. J'espere seleument qu'on aura pas de problemes pendant le transport.
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